vendredi 8 janvier 2016

Là où nous en sommes avec l'énergie solaire photovoltaïque



Depuis que nous sommes en quête d'une plus grande autonomie alimentaire, énergétique, nous avons entrepris de passer à la permaculture. À l'heure actuelle, la terre est belle, souple, et elle n'a plus grand chose à voir avec la terre glaiseuse que nous avions au départ, en 1996.


Il y a une année, nous finissions l'installation de panneaux solaires photovoltaïques. 

Une année que nous avons l'énergie solaire (merci pour l'aide, Benoit Perron†, et nos autres anges de cette période agitée : Anne, Kim, Dave, Yves, Steeve, Bruno, Jean et Jean-François et leur équipe composée d'Étienne, Éric, Marc-André). Une année que nous vivons avec l'énergie solaire au quotidien.

Je vous dirais que, la plupart du temps, nous l'oublions. Signe sans doute qu'il n'y a pas d'ennuis. Jamais de problèmes d'électricité, jamais de coupures ni de fluctuations de courant, d'Internet, du téléphone, du système d'alarme.

Vivons-nous autrement? Bien sûr! Même si nous étions prêts depuis longtemps, même si nous avions préparé la maison en termes d'isolation, de portes et de fenêtres de qualité, même si nous avions modifié notre mode de vie pour tenter de suivre davantage les passages du soleil. 

Nous profitons des moments de lumière et de soleil pour utiliser sans frais les appareils qui consomment beaucoup d'énergie : sécheuse, four, cuisinière, et surtout, surtout, surtout, le chauffe-eau. S'il ne fait pas beau, nous prenons congé des tâches : repas préparés à l'avance, conserves de l'été qui ne demandent qu'à être réchauffés.

Nous utilisons beaucoup le poêle à bois (double combustion, Pacific Energy), pour le café, pour faire chauffer de l'eau, pour préparer un plat... Cependant, nous chauffons beaucoup moins au bois que par le passé, et nous utilisons beaucoup plus l'électricité.

Quand il fait beau le jour, nous chauffons aux plinthes électriques : la maison reste chaude toute la journée. En hiver, quand le soleil se couche, nous faisons des feux de bois : généralement un feu en début de soirée et un autre vers 21 heures. Ils suffisent à garder la maison chaude toute la nuit. Nous laissons les thermostats à 18° ou 18, 5°C. Au matin, nous faisons une attisée pour le café et le déjeuner; nous pourrions le faire sur la cuisinière mais ce serait pas mal moins bon!

Le chauffage est un cadeau de notre installation : nous étions persuadés que nous ne pourrions pas chauffer la maison. Or, ça se fait aussi. Non seulement pouvons-nous chauffer, cuisiner, et faire sécher le linge, mais encore envoyons-nous sur le réseau hydroélectrique entre 2 et 3 fois en moyenne (avec des creux à 1 et des pointes fréquentes à 4 et même une fois ou deux à 5) la quantité que nous consommons.

Notre achat de bois a beaucoup diminué; notre facture électrique est à zéro depuis une année. (Attention toutefois : HQ nous charge une redevance périodique de 26$ qui se trouve sur toutes les factures d'électricité «normales» – même si elle n'est pas clairement indiquée – et qui comprend la relève du compteur.)

Contrairement à ce qui se passe ailleurs, HQ n'émet pas de chèque pour les autoproducteurs qui vendent leurs surplus. HQ reçoit notre électricité et diminue de notre facture de consommation ce que nous lui avons vendu par le passé : ainsi, notre consommation d'hiver, qui s'appuie sur le réseau électrique public, utilise-t-elle ce que nous avons retourné sur le réseau pendant le reste de l'année. Durant les jours sombres des mois de novembre-décembre-janvier, nous consommons alors, suivant notre expérience, trois fois ce que nous produisons, et les crédits que nous avons accumulés comblent la différence. En hiver, nous continuons de produire de l'électricité. 

Il importe de savoir que lorsque nous sommes reliés à HQ, le réseau public devient en quelque sorte notre génératrice, tandis que nous l'aidons à stabiliser le courant électrique après une panne du réseau public. C'est donnant-donnant.

Notre maître électricien (si vous faites le saut vers l'énergie solaire, n'embauchez qu'un maître électricien expérimenté) nous dit d'ailleurs que notre système pourrait facilement donner encore plus, mais nous trouvons que ce serait du gaspillage : nous ne sommes pas passés au solaire pour consommer davantage, mais pour consommer autrement. 

Au terme de cette année : pas de difficultés, pas de problèmes. Le passage s'est effectué en douceur. Et nous sommes contents. Nous n'avons pas lésiné sur la qualité des produits et nous en sommes très satisfaits.

Malheureusement, ma santé laisse à désirer et nous avons dû nous résoudre à vendre la maison, devenue trop grande, le terrain et les potagers, le boisé et le terrain trop vastes. Nous devons aller vers plus petit, moins de travail à l'extérieur.

Malgré cet imprévu, nous savons maintenant que nous rachèterons en faisant installer à nouveau un système à l'énergie solaire photovoltaïque.




vendredi 25 décembre 2015

Joyeux Noël 25 décembre 2015

Depuis le temps qu'on entend dire que les changements climatique s'en viennent, même les sceptiques en sont confondus!

Sur Facebook, des amis ont photographié des pissenlits éclos et des écureuils gros comme des chats, qui n'arrêtent pas de préparer leur hibernation en mangeant tout ce qui leur tombe sous les pattes, des ours éveillés qui tournent en bourrique autour des habitations; des mouffettes qui ne peuvent pas dormir et viennent empester dans notre temps des Fêtes.

Cet après-midi, promenade au potager et constat de l'étendue du désordre occasionné par le temps doux des dernières semaines.

Le vent n'a même pas fini de soulever les feuilles pour les faire danser sur le terrain que le gazon a reverdi et que les bourgeons sont apparus dans les arbres.


Le potager devant la grange semble plus endormi que celui derrière la maison. Il y reste de l'oseille et, du côté de chez le voisin vigneron, des raiforts que je n'ai pas pris le temps de cueillir et de préparer, et un peu de persil plat.



Dans l'autre potager, c'est un peu plus jazzé : il y a de l'ail, de l'oignon, des échalotes, des herbes de toutes sortes, des légumes et des tanaisies qui s'étirent le cou hors de leur couverture de paille. Dans la boîte à compost, un plant de patates a poussé!



Semé en septembre, l'ail qui ne devait sortir qu'en avril ou mai se manifeste.



Certains poireaux, que j'avais laissé monter en graines pour les semences, ont germé.



La grande surprise, c'est les épinards qui se sont remis à pousser comme au printemps.



À tel point qu'il y en aura suffisamment pour la salade de Noël quand les enfants viendront demain.



Je sais que vous aurez du mal à le croire, mais j'ai même vu un papillon de nuit que je n'ai pas pu photographier, puisque Moki, la terrible, l'a mangé pendant que j'ajustais ma lentille!



Persil plat et frisé, oseille, oignons égyptiens, échalotes, thym, origan, menthe : j'ai mis à sécher ou à congeler ces derniers cadeaux de l'année. Le poivre d'Espelette, la mélisse et la sauge séchaient déjà; j'ai ajouté à leurs côtés du romarin, du thym, du carri. C'est beau et ça sent bon dans la cuisine. Le persil italien est au congélateur et il me servira tout au long de l'hiver à ajouter une touche d'été à mes plats. La menthe sèche sur une feuille blanche posée sur la bavette du poële.





Notre fils nous avait dit que, devant chez lui, les bourgeons de lilas menaçaient de s'éclater en vert. Nous sommes donc allés voir les arbres. Les lilas arborent ici aussi des bourgeons printaniers, que ce soit sur le tronc, ou au bout des branches.





Autour de la galerie, les fusains ailés aux tiges carrées ont déployé leurs piques de feuilles qui, heureusement, ne se sont pas encore déroulées pour former des échelles de picots extensibles.



Le tilleul devant la maison porte déjà ses bourgeons.



Tout comme les érables qui s'apprêtent à fleurir.



Que restera-t-il de tout ce printemps de Noël? Qu'arrivera-t-il de ces bourgeons, de ces pousses, une fois la neige tombée, le froid arrivé?

La vie est forte. Pas mal plus que nous. Plus que nos désastres, nos errements et nos risques, beaux ou laids. Peut-être que certains arbres seront chenus d'un peu partout l'été prochain, mais on ne peut pas encore présumer de ce qui arrivera. On ne peut que faire confiance à cette vie qui jaillit de partout, là où on ne l'attend pas.

mercredi 30 juillet 2014

Gâteau froid aux framboises...

Ce matin, belle récolte de framboises - autant des rouges que des noires (eh non, les noires ne sont pas des mûres). Il y en a tant, cette année!



Comme elles étaient très mûres, j'ai décidé d'en faire un dessert pour ce soir. Dessert, donc.

Dans un plat de pirex, un sachet de biscuits Graham (si vous voulez rire un peu, allez lire l'histoire des biscuits Graham sur Wikipedia) écrasés avec un peu de beurre fondu et une cuiller à soupe de cassonade.



Sur le dessus, ajouter un mélange de fromage à tartiner (ou de Mascarpone, selon les moyens de votre portefeuille) mélangé avec une demie tasse de sirop d'érable.



Pour finir, ajouter les framboises couvertes d'un peu de sirop d'érable. Laisser reposer au frigo pendant au moins une heure.



Bon appétit.

En passant, ne vous laissez pas tenter : le dessert se mange à la fin du repas...

mercredi 23 juillet 2014

Le chien rose du kilomètre 134

Il y a quelques années, à la faveur d'un déplacement à Sorel par la 30, j'ai aperçu une drôle de chose quasiment au sommet d'un pin, en bordure de l'autoroute, direction Ouest.


Les branches du conifère avaient été coupées, au-dessus et au-dessous. Et la chose rose avait été attachée. Éléphant rose pour conducteurs éméchés?



Les années passant, à force de me tordre le cou pour voir ce dont il s'agissait dans l'immanquable contre-jour, j'ai fini par réaliser qu'il s'agissait d'un chien.

Il a essuyé plusieurs hivers, plusieurs tempêtes, plusieurs journées de soleil cuisant, et il est toujours là, attaché au tronc quasiment dénudé – des petites branches commencent maintenant à pousser à même les bras coupés, que voulez-vous la vie est increvable!

La personne ou les personnes qui l'avaient installé avaient ensuite coupé les branches qui le surplombaient et celles qui auraient permis de l'atteindre pour qu'on ne puisse pas le déloger.



J'ignore qui a fait cette blague, mais elle me fait toujours sourire quand je passe. Comme une copine le signalait : la colonie de vacances des Grèves n'est pas bien loin et a dû, à un certain moment, héberger les plaisantins.

Ma petite-fille aime beaucoup le chien rose et elle aimerait bien que son grand-papa, en qui elle a une confiance inébranlable, aille le lui chercher pour qu'elle le voie de près.

Alors que je lui expliquais que le chien était probablement aussi grand qu'elle, et puis bien trop haut pour qu'on puisse aller le récupérer, elle a rétorqué, avec une assurance indémontable, que son grand-papa pourrait, lui, avec une très très grande échelle, haute comme le ciel.

La foi, ça doit ressembler à ça!

En attendant qu'un grand-papa aille décrocher cette nouvelle sorte de Lune, on peut toujours continuer de sourire en l'admirant, entre les kilomètres 134 et 135.

Et vous, vous l'avez vu, le chien rose?