mardi 29 septembre 2009

Rouge comme une tomate


Depuis quelques années, à part quelques exceptions dont le baba ghanouj, la bruschetta, la salsa ou la ratatouille, je ne me lance plus dans les recettes élaborées de conserves : je fais plutôt des bases qui serviront pour des soupes, des sauces, des plats mijotés au gré des besoins et des humeurs.

Il reste peu de temps avant les grands froids et les journées de préparation se font plus longues. Avec les légumes et les fruits rentrés vendredi dernier, il faut faire vite pour ne rien perdre.

Dimanche, c'était jour des tomates. Je préfère être seule quand je prépare les tomates. Trop d'éclaboussures, trop de dégâts! À la fin, il faut laver des pans de murs, des bouts de plancher quand ce n'est pas tout le plancher. Et c'est la partie franchement désagréable. Quoique...

Quand fils était petit, j'aimais bien préparer les conserves en sa compagnie; il grimpait sur le banc au bout de l'évier et il me racontait toutes sortes de choses qui lui arrivaient. Nous lavions ensemble les innombrables plats tout en placotant comme ça des petits riens souvent joyeux de la vie. Je n'ai pas connu ça avec fille, parce que je ne m'étais pas encore mise au jardinage et aux conserves quand elle était enfant. Mais j'ai eu bien d'autres plaisirs en sa compagnie.



Toutes les tomates y sont passées à l'exception d'un petit panier de Principe Borghese qui ont servi, avec les derniers concombres, à faire une salade grecque mémorable.

Il y a eu assez de tomates pour faire 18 bocaux de 500 ml. Avec ce qui reste encore à rougir au potager, j'imagine qu'il y en aura encore pour une fois. Et puis, comme disent les gens d'ici, et puis, ce sera le blanc.

À voir les pots tout sages, comme ça, on ne dirait jamais qu'il a fallu créer une tornade rouge pour les faire exister!

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