samedi 17 avril 2010

Gaspillage


Je lisais cette semaine qu'aux États-Unis, il se jette 40% de tout ce qui est produit comme nourriture et qu'ailleurs, ce n'était guère mieux puisque le pourcentage varie entre 30 et 40%.


La photo est impressionnante, n'est-ce pas? Elle n'est pas de moi; elle provient de cet article.

Il y a quelques années, nous nous étions posé la question : comment faire pour jeter moins de nourriture? La recette - c'est le cas de le dire - a consisté à préparer un menu pour la semaine et de n'acheter que ce qu'il faut pour préparer les repas inscrits. Elle a demandé de faire des conserves pour ne plus laisser perdre le surplus, dont il y avait toujours. Elle a demandé de refuser les frigos monstrueux pour nous contenter d'un frigo à capacité familiale «normale». Elle a demandé de refuser de multiplier les espaces de rangement dans la cuisine. Elle a demandé de n'aller au marché d'alimentation qu'une fois la semaine et de renoncer à une bonne partie des gâteries qu'on achète sur un coup de tête.


Avec le temps, nous en sommes arrivés à n'avoir plus que des épluchures... et plus jamais de nourriture perdue. Pas tout à fait exact : cette année j'ai perdu deux citrouilles qui sont allées au compost. L'été qui vient, je n'en aurai qu'un seul plant.

Des fois, quand je me prends à rêver, je me dis que si le 40% de nourriture était judicieusement planifié, il y aurait bien assez de nourriture pour tout le monde.

Je repense souvent à ce que j'avais lu/entendu et dont je vous avais parlé déjà : avec un seul hectare on peut nourrir 30 familles. Et ce, sans engrais, sans pesticides, sans herbicides, sans OGM non plus, évidemment...

C'est bon pour l'environnement, c'est bon pour notre santé, c'est bon pour notre tour de taille...

Et vous, que faites-vous pour éviter la perte de nourriture? réussissez-vous à ne pas en perdre?

4 commentaires:

  1. Comme votre habitude, Ruth, vous parlez au sujet des matières qui nous incitent à penser. Tandis que je suis économe dans la cuisine, nous avons la perte, un morceau de ragoût, la laitue fanée, fraises après leur perfection. Et alors je pense à ceux qui ferait un régal de ces choses.

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  2. Heuu... hé bé.... on a un chien qui mange les restes ! Puis y'a le bac à compost ! Mais, c'est vrai qu'on vit dans une drôle de société ! Quelle tristesse !

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  3. Depuis que mon mec a construit un bac à compost, nos poubelles ont diminué des trois quarts... Je travaille maintenant à réduire la quantité d'emballage envoyé au recyclage...

    Quand j'étais en congé de maternité, je planifiais soigneusement les repas. Mais maintenant, c'est un peu plus difficile. Cependant, la taille de nos sacs-poubelle a quand même diminué.

    Les épluchures, les coeurs de poivrons, les tiges vont surtout aux poules... Parfois au compost. Je fais beaucoup de conserves, mais mon déshydrateur est aussi très utile : pour ne pas perdre de tomates, je les fais sécher, puis je les pulvérise pour en faire une poudre qui servira à d'excellentes sauces ou soupes plus tard. Les bananes trop mûres finissent dans des smothies. Les croûtes de pain de mon fils vont aux poules, tout comme les bouts de pain qui durcissent... parfois, j'en fais des croûtons ou de la chapelure...

    Les restes de la veille servent de lunch au travail.

    Avant de les jeter, je fais bouillir mes os de volaille. Bien que les os comme tel ne soient pas compostables à la maison, au moins, ils auront été utilisés au maximum.

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  4. C'est génial les tomates pulvérisées! Soyez certaine que je vais essayer. Nos actions se ressemblent!

    Pour le suremballage, voici ce que je fais chaque fois que c'est possible : je déballe sur les lieux et je recommande d'envoyer l'emballage à la compagnie. Il y a des regards étonnés, c'est le moins que l'on puisse dire!

    Quand mon fils était petit - parce que c'est à ce moment que j'ai été sensibilisée à l'environnement et aux conséquences de nos actions - j'ai préparé des repas plus gros pour qu'il ait des lunchs chauds le lendemain. Disons que ça va bien... jusqu'au secondaire. C'est là que les choses se gâtent. Mais ça revient plus tard. Ma fille, elle, a le mode d'emploi "built-in": au travail elle a ses lunchs et ses restes apprêtés comme vous le faites. À bientôt!

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