jeudi 10 juin 2010

Au suivant!

Pour Jasmine... et qui veut


Tu rirais sans doute : je ne sais pas le nom des fraises. Comme bien des choses ici, ce sont des amis, des copains, des voisins, des connaissances qui nous ont fait des cadeaux. Les fraises, c'est une dizaine de plants que nous avions eus d'un voisin il y a sept ou huit ans - le même qui nous avait donné notre premier coq et notre première poule. Le cassissier, il vient de l'ancien jardin de mon amie Suzanne, maintenant retournée en ville. Les groseilles viennent aussi de là. Les oignons verts vivaces, c'est monsieur Gendron qui les avait apportés il doit bien y avoir douze ou treize ans; les merisiers, c'est monsieur Marchessault qui trouvait qu'ils poussaient là où ils n'étaient pas désirés.

Monsieur Gendron nous avait donné une centaine de framboisiers; mais mon amie Antonia nous avait donné des framboises d'automne qui étaient très sucrées. Quand j'en ai eu trop pour nos propres besoins, j'en ai donné des centaines de plants. Ceux qui en voulaient, apportaient leur pelle, leur motte de terre et la boîte pour les mettre.

Mais l'année suivante, j'ai perdu tous les plants qui restaient. Surprise : depuis l'an dernier, il en pousse par dizaines sur le terrain.

Les gadeliers, c'est mon amie Antonia. Les framboises noires, elles, ont poussé toutes seules dans le boisé. L'érable à sucre derrière la maison, il vient de chez Claudette avant qu'elle parte habiter aux États-Unis. Les saules pleureurs, il doit bien y en avoir une douzaine si ce n'est une quinzaine, ils viennent tous d'une petite branche que j'ai coupée en rendant visite à Sophie M. qui retournait à Montréal- ça devait bien être en 1997 ou 1998.

Les sorbiers des oiseleurs, c'est Nicole B. dans le rang en arrière qui nous les avait apportés; les cèdres en grande partie nous viennent de Nicole V du village. 

Le chêne bleu que nous avons, j'ai oublié qui nous l'avait donné. Les plus grands cèdres ils viennent de chez mon amie Gisèle, tout comme les sapins qui nous étaient arrivés pas plus gros qu'un fil!

Pour les fraises, je serais bien embêtée de te dire leur variété. Elles n'ont jamais été aussi sucrées que cette année. Et elles produisent tout l'été. Les fruits rapetissent au fur et à mesure que les jours passent, mais il y en a pour longtemps. J'en ai suffisamment pour tout l'hiver! Peut-être que ça te donnera un indice quant à la variété.

Bientôt, ce sera le temps du tilleul pour les tisanes. Les camomilles sont déjà en fleurs, même les plants que j'ai transplantés la semaine dernière... si tu as envie de venir en chercher un dimanche en faisant une promenade.

1 commentaire:

  1. Merci Ruth pour ce billet dédicacé! Ton grand jardin est autant peuplé de plantes que de gens! J'aime bien les plantes qui ont de l'histoire, une provenance sentimentale.
    Si tes fraises n'ont pas de nom, alors il faudra les baptiser! En l'honneur du donateur? Ou bien en l'honneur de ta jolie campagne?
    C'est avec plaisir que je ferai une saucette chez vous un jour. On échange nos adresses par courriel?
    À bientôt Ruth! Et merci encore!

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