samedi 24 juillet 2010

Gelée de groseilles à maquereau

Je me demandais quelle était la différence entre les groseilles et les groseilles à maquereau. Vous vous êtes déjà posé la question?


Avant que les fruits ne soient mûrs, voici des groseilles à maquereau  - on les appelle comme ça parce qu'il était coutumier d'en servir le jus avec le poisson, particulièrement avec le maquereau (Wikipedia). C'est un arbuste généreux, qui produit sans cesse des fruits qui n'ont jamais eu de maladies. Les plants sont faciles à multiplier.

Les groseilles peuvent aussi être rouges ou blanches. Voici celles qui poussent ici, avant leur mûrissement.


Voici les blanches. Nous n'avons pas pu en manger parce que les oiseaux les avaient trouvées avant nous. Par contre, nous avions mis les rouges à l'abri de leurs becs voraces, et nous avons pu profiter de bonnes collations!

Je reviens à la gelée de groseille. Elle est faite depuis la semaine dernière, je n'ai pas trouvé de temps pour venir ici comme je l'aurais souhaité. Mais rien n'est perdu puisque me voici.


La récolte a été abondante, les fruits sains et beaux, de quoi faire une gelée succulente!


Après avoir rincé les fruits, il suffit de les mettre dans un gros chaudron, avec 125 ml d'eau. Juste assez pour que les fruits n'attachent pas au fond. À feu vif, les groseilles ne mettent pas de temps à éclater et à se vider de leur jus. Dès qu'elles me semblent éclatées pour la plupart, je retire le chaudron du feu et j'écrase les fruits à l'aide du pilon à pommes de terre.



Et je verse le liquide dans une étamine. Et je le laisse s'égoutter jusqu'à ce qu'il ne reste plus la moindre goutte à tomber.


Quand le jus ne goutte plus, il suffit de retirer l'étamine et de réserver la pochette avec les fruits.


Je trouve fort dommage de me défaire de la peau des fruits, alors je verse le tout dans un bol. On peut servir ces fruits concentrés avec du yogourt, par exemple. De la sorte, rien n'est perdu! L'homme de ma vie en met sur la tarte aux petits fruits.

Je reviens à la gelée.

Après avoir retiré l'étamine, il reste à mesurer la quantité de liquide obtenu. Dans ce cas-ci, 1,2 kg de jus.


Je n'aime pas les gelées sucrées; j'aime que l'on goûte vraiment les fruits. Alors je multiplie par 0,75 le poids du jus. J'ajouterai au jus 800 g de sucre.

Je ne mets jamais de pectine liquide, ce qui, déjà, limite la quantité de sucre à utiliser. Quand j'ai absolument besoin de pectine, je mets des coeurs de pomme dans un nouet. Pendant la cuisson du jus et du sucre. Je n'aime pas beaucoup que le goût de sucre nous empêche de savoir le fruit que l'on goûte. La proportion de 0,75 me convient parce que je ne perds pas de gelées (il y a suffisamment de sucre pour qu'elles se conservent bien).


Avant de verser le sucre dans le jus, je mets à cuire le jus. Quand il bouille depuis cinq minutes, j'ajoute le sucre. Et puis je laisse revenir l'ébullition avant de baisser légèrement le feu. Sans arrêter de brasser jusqu'à la fin.

Pendant que la gelée cuit, je mets à tremper les bocaux et les couvercles dans l'eau bouillante. J'utilise des couvercles neufs. Je conserve les bocaux et les bagues, mais je ne réutilise pas les couvercles.


À 1200 g de poids de jus, j'estime qu'il me faudra 6 bocaux de 250 ml - je ne tiens pas compte du poids de sucre à ajouter dans mon calcul.

Et la gelée cuit longtemps. Je vous dis longtemps, parce qu'il me tarde toujours que la gelée commence à prendre. Environ 20 minutes après le début de la seconde ébullition (une fois le sucre ajouté), la gelée est prête. Elle est prête quand les gouttes se soudent et restent attachées à la cuiller après la chute des deux ou trois premières. J'ai essayé toutes sortes de trucs pour savoir quand la gelée est prête, depuis le thermomètre à bonbons jusqu'à l'assiette au congélateur. Finalement, c'est à force de faire de la gelée qu'on sait quand elle est prête.

Et puis, si la gelée ne prend pas, ce n'est jamais grave : il y a là un coulis délicieux pour agrémenter les desserts. Par le passé il m'est arrivé de reprendre mes gelées et de les remettre à cuire (en refaisant l'étape de stérilisation naturellement), mais je suis devenue paresseuse avec l'âge - j'essaie plutôt de tirer parti de la situation comme elle est.

Quand la gelée est prête, il faut faire vite. D'abord retirer l'écume qui s'est formée à la surface à l'aide d'une écumoire en la déposant dans un bol réservé à cet effet. Puis verser la gelée dans des bocaux égouttés, jusqu'à 1,5 cm du bord et visser fermement le couvercle.

Et voilà!


Le sixième bocal est rempli à moitié. Il permet de faire de la gourmandise dès le lendemain matin!

2 commentaires:

  1. Bonsoir, je viens tout juste de lire votre texte et j'ai apprécié agréablement votre façon simple mais détaillée d'expliquer votre marche à suivre afin de réaliser votre gelée.Je vous félicite également pour la qualité de votre français.Au plaisir de vous lire.L.D.

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  2. Bonjour, Dois-je équeuter les groseilles ou cela n'est-il pas nécessaire vu qu'elles sont passées à l'étamine ? Merci !

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