samedi 7 août 2010

Bilan de la culture des pommes de terre sur buttes, sur paillis


Au printemps, j'avais recouvert mes buttes d'un épais manteau de paille. Sous lequel j'avais posé les morceaux de pommes de terre germées saupoudrées de cendre de bois d'érable. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais quand je dois attendre de savoir si mon travail portera fruits, je fais toujours un peu d'anxiété.

Et puis, infailliblement, le miracle de la vie se produit, comme on peut le voir sur cette photo du 2 juin 2010.


Et plus l'été progresse, plus les plants montrent qu'on a eu raison de les préparer leur venue comme on l'a fait. Les fleurs apparaissent et les insectes viennent butiner. Cette année, je n'ai vu qu'un seul doryphore. Juste un. Incroyable!

Les plants ont continué de grandir. Ils étaient, de toute évidence, en bonne santé, vigoureux et éclatants de couleur.

Moi qui ai toujours détesté récolter les pommes de terre, le travail à la fourche ne me plaît pas beaucoup - je peux vous dire que je me suis plue à récolter cette année. Les légumes sont nombreux, plus gros que dans la terre; il suffit de soulever la paille pour les trouver, déjà propres pour la plupart (donc pas de corvée de séchage).
Photo : David Major-Lapierre
Bien sûr la paille s'est compostée pendant les quelques mois écoulés, mais la terre nouvellement formée est tendre et riche. 
Photo : David Major-Lapierre
J'avais mis dans le désordre des pommes de terre blanches, des Yukon Gold, des rouges et des violettes (Vitelottes noires). Les rouges, les violettes, et les Yukon Gold ont donné les meilleurs résultats. La pelure des blanches est rêche et grumeleuse; les pommes de terre sont restées toutes petites. Les autres sont de bonne taille, la peau est fine, lisse. Je n'ai eu aucune pomme de terre verdie (en contact avec la lumière).

BILAN
Je vous dirais que je suis très satisfaite de la récolte. Nous aurons des pommes de terre pour l'année, comme vous pouvez le constater. Et il en restera sûrement suffisamment pour que je n'aie pas besoin d'en acheter au printemps! J'ai pris soin de laisser en terre les racines, et les fruits des pommes de terre, pour profiter des cadeaux qui pousseront tout seuls au même endroit l'an prochain. 
L'an dernier, vous vous souvenez, quand j'avais fait le test pour savoir si je cultiverais sur buttes et sur paille ou à la manière traditionnelle, j'avais perdu en raison des pluies incessantes une bonne partie de ma récolte. Ce qui avait sauvé la situation avait justement été les plants de mon carré expérimental.

Il n'est pas question pour moi, je vous l'assure, de revenir à la méthode traditionnelle de culture de la pomme de terre. Je n'ai pas arrosé une seule fois. J'ai désherbé une fois ou deux, mais ça a été l'affaire de quelques minutes seulement, et j'ai laissé les herbes sur place - tant qu'elles ne fleurissent pas, il n'y a pas de mal à rendre à la terre les cadeaux qu'elle nous a donnés si généreusement. Je n'ai pas ajouté de paille, mais j'en avais mis épais, une quinzaine de centimètres. J'ai saupoudré de lin qui a fleuri abondamment. (Il reviendra lui aussi par ses propres moyens l'an prochain.) Dans les côtés des buttes j'ai mis de l'oignon, et des haricots secs, de la camomille. L'ortie et la queue-de-renard ont poussé de surcroît sans que j'aie à intervenir. J'avais mis à l'essai sur un coin de butte un seul plant de kale qui n'a visiblement pas apprécié la compagnie des pommes de terre.

En terminant, je n'y serais sans doute pas aussi bien arrivée sans l'aide de ma fidèle Tsuki qui ne rate pas une occasion de venir «travailler» avec moi. Elle prend son rôle d'adjointe très au sérieux!

Photo : David Major-Lapierre

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