dimanche 28 août 2011

Avant la tempête : légumes et tomates Opalka


Avant qu'il fasse trop mauvais ce matin, je suis allée cueillir les légumes mûrs. Question qu'ils ne s'envolent pas, qu'ils ne s'abîment pas. Déjà hier, j'avais résisté à l'envie d'enlever les plants de laitue montés en graines (je me suis contentée de cueillir les fleurs pour ne pas perdre les semences).

Quelques bocaux : haricots verts, haricots jaunes et verts avec carottes et petits pois, carottes et sauce tomates Opalka.

L'électricité n'a finalement pas failli -jusqu'à présent en tout cas. Les bocaux sont prêts, les couvercles et les bagues ont été lavés, les étagères de la cave les attendent.

J'aime à penser que durant l'hiver, nous mangerons des légumes sans sel et sans additifs, sans le moindre produit chimique qui goûteront l'été!






Les tomates Opalka, maintenant!

Cette année, j'ai planté des Opalka et des Amish Paste. Les Opalka dans le potager devant la grange et les Amish Paste derrière la maison.

Comme l'an dernier, les Opalka étaient belles et promettaient. Mais comme les autres tomates à pâte d, elles sont fragiles au cul noir (bottom-end rot) et alternariose (early blight).

J'avais tenté de limiter les dégâts en laissant pousser autour des plants les queues-de-renard (prêle, horsetail) qui voulaient bien. Ça m'a servi avec les piments... de Saint-Antoine -pour ne pas dire d'Espelette parce qu'on n'a pas le droit-, avec les poivrons de toutes sortes que les limaces et escargots ont fini par abandonner (ils détestent la prêle). 

Hier j'ai jeté quelques dizaines d'Opalka et j'ai décidé fermement de ne plus en planter en me disant qu'avec l'humidité qu'on a maintenant autant ne pas tenter le diable!

Mais.

Mais j'ai eu l'idée d'en regoûter. Pas d'acidité. Pas de sécheresse. Une couleur extraordinaire, riche, profonde. Je rêvais déjà de salsas et de bruschettas, des sauces qui cuisent dans le temps de le dire. Pas d'heures à marcher de long en large dans la cuisine à brasser en attendant que l'excès de liquide évapore...

Mais.

Tout en réfléchissant à la question, j'ai préparé une sauce que j'ai fait goûter à l'homme de ma vie. Qui a été gagné aussitôt. À nouveau, lui aussi.

Bref, j'en ferai encore l'an prochain. Je préserverai les semences des plus beaux fruits et souhaiterai très fort que les Opalka s'accoutument aux changements climatiques et à cette foutue humidité qui ne nous lâche pas.

Au lieu de laisser pousser la prêle, je la cueillerai et j'en ferai une décoction; je taillerai les plants pour que l'air circule mieux, au lieu de faire comme le suggérait Fukuoka et laisser pousser les plants sans les attacher. Y a pas de raccourcis à prendre.

En mettant toutes ces chances de mon côté, peut-être que j'aurai une plus belle récolte.

Je parle vite, mais il reste encore plein de beaux fruits à venir.  Tout plein!




1 commentaire:

  1. Seulement quelques tomates tombées au sol chez moi. Pas si mal. Et chez vous?

    Mon pluviomètre peut contenir 115 millimètres et était plein à ras bord ce matin. Ouf! On s'en est sorti pas si mal, je pense!

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