dimanche 14 août 2011

De l'utilité des arbres morts


On ne les trouve pas très jolis; ils font désordre.

Ceux qui ont des forêts ou des boisés les éliminent au plus vite. Et pourtant, les arbres morts sont extrêmement utiles. Ils nourrissent le sol; et les insectes, les champignons et les bactéries qui s'en nourrissent à leur tour «accélèrent le recyclage des matières organiques (gage de la fertilité des sols)».

En débarrassant les boisés des branches et des arbres morts, en en faisant du BRF, nous éliminons entre autres ces coléoptères et des champignons qui en ont absolument besoin pour vivre. Nous nous trouvons à faire disparaître une partie de la diversité.


 

On appelle communauté saproxylique ces groupes (animaux, champignons et bactéries) qui se succèdent au fur et à mesure de la décomposition du bois : bactéries et virus, algues, mousses, champignons, insectes, acariens, et quelques vertébrés, peut-on lire sur Wikipedia.

De plus le bois mort contribuerait à la multiplication des espèces de fourmis et de guêpes parasites et pourrait même favoriser la pollinisation.

 

Le bois raméal fragmenté, tellement à la mode ces temps-ci en culture biologique, agit négativement sur la communauté saproxylique parce qu'il fait disparaître énormément de minéraux, d'acides aminés, de protéines, d'enzymes, sucres, cellulose que l'on trouve d'ordinaire dans les arbres morts et les branches tombés.

Les arbres morts servent aussi d'abris et de perchoirs à toutes sortes d'oiseaux, de petits rongeurs et même de chauves-souris. Les oiseaux qui s'y installent sont les prédateurs des insectes qui attaquent les arbres sains.

Dans la mesure du possible, j'utilise au potager de la paille et nous laissons par terre dans le boisé à l'intention des champignons, des insectes et des animaux les branches, petites et moins petites. Nous laissons sur pied les arbres qui meurent.


Cette année, notre manière de faire a reçu un cadeau supplémentaire.






Une famille de pics mineurs s'est installée!

Je vous en souhaite autant!












1 commentaire:

  1. J'encourage, moi aussi, la tolérance aux arbres morts. Malheureusement, en zone urbaine, les lois municipales nous obligent souvent à s'en débarasser, de crainte que l'arbre ne devienne un danger public.

    Quand un de mes arbres meurts, je tente de retarder l'intervention de la scie le plus longtemps que possible. Entre-temps, les oiseaux sont nombreux à en bénificier, en effet!

    Mésanges, citelles, pics y trouvent à se nourrir. Les autres apprécient le coup d'oeil de là haut, c'est évident.

    Félicitations pour ta famille de pics. On se sent émus, en effet, quand ils nous honorent de leur présence!

    P.S.: Cette année, à cause de la disparition partielle de l'île dans la rivière en face de chez moi, j'ai "élevé" un nombre impressionnant d'oiseaux sur ma propriété qui n'a, après tout, que 18,000 pi. carrés: 2 nichées de merles, 3 de cardinals, 1 de citelles, 1 de jaseurs de cèdres, 1 de bruants chanteurs, 1 de mésanges bicolores, etc... Ouf!

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