dimanche 4 décembre 2011

L'empire du pire : bully bully

Il y a eu la grève, d'abord au réseau du câble, puis dans un journal de la région de Québec, et dans un journal de Montréal. Interminables arrêts de travail pour les personnes affectées. L'empire du pire a méprisé ouvertement ses employés, les a traînés dans la boue, les a fait crever à petit feu en s'arrogeant tous les passe-droits, en les insultant et en riant ouvertement d'eux, en tripotant les balances de la loi pour que sa petite agence fasse le détestable boulot à la place des moutons qui refusaient de se laisser tondre.

Et puis, à l'image des entreprises d'une autre tout petit homme, il y a eu la télé et les journaux rednecks de l'Ouest, avec ses sales types (au féminin comme au masculin) à la mine rongée par la haine, sans culture et sans la moindre éducation, à la pensée malade. Des tordus qui jappent sur toutes les tribunes à leur disposition en inventant des réalités merdiques qu'ils voudraient nous voir ingérer à la pelle à tarte.

Il y a quelques mois, l'empire du pire a mis la main sur je ne sais combien d'hebdos régionaux. Déjà tout contenu un peu fouillé et original a disparu des petits journaux qui étaient pourtant lus et suivis par les populations locales. Maintenant, c'est le désert. L'empire du pire est en train de tuer tous les petits îlots rafraîchissants qui s'occupaient encore des êtres humains pour vendre ses pubs de chars et noyer l'esprit des citoyens dans la répétition ad nauseam des mêmes conneries d'un océan à l'autre. Je vous dirai que j'étais ravie, la semaine dernière de voir apparaître la compétition! Et j'espère que les gens se lèveront, retrousseront leurs manches et créeront leurs propres circuits d'information.

Sur toutes les tribunes, l'empire du pire attaque la télévision d'État - que ce soit au CRTC, au gouvernement, au Conseil de presse. Chaque fois que l'empire du pire se fait refuser quelque chose : il se retire et part avec ses billes. Mauvais citoyen corporatif. Mauvaise compagnie. Mauvais exemple pour les sociétés et pour les citoyens qu'il endort de balivernes répétées.

La semaine dernière, l'empire du pire a commis une série de papiers gueulards, charognards sur les retraites supposément dorées et les syndicats. Des articles faussés et biaisés, comme toujours, qui ne fournissent que certains éléments d'informations pour niveler sans cesse par le bas en créant de toutes pièces du scandaleux.

L'empire du pire peut bien rigoler de nous vendre à nous ses sales salades quand il appartient à hauteur de 45% à la Caisse de dépôt et de placement, notre bas de laine, nos retraites, notre régime des rentes, sur lesquelles il vient ensuite cracher. Donnez-moi votre argent, tas de minables, pour que je vous apprenne quel papier je brûle!

À chacune de ses manifestations, l'empire du pire avec ses amplificateurs de la pensée unique, cherche à opposer les uns et les autres, à pointer du doigt et à tourner en ridicule, à faire la guerre à tout ce qui est encore décent; l'empire du pire salope la vie des gens, comme la semaine dernière encore avec cette personne qui a purgé sa peine et qui travaillait comme concierge jusqu'à ce que le harcèlement d'une journaliste et d'une ministre proche de l'empire du pire arrache à cette personne la dignité à peine trouvée.

À chacune de ses manifestations publiques, l'empire du pire fait constamment passer ses propres intérêts, avant ceux du collectif quitte, ce faisant, à enquérir l'aide de la classe politique obnubilée par son tapageur bling bling pour enlever des droits aux citoyens.

Et pendant que ses journaux, sa télé et son Internet gueulent contre l'intimidation pour vendre la pub de ses informations jaunes, l'empire du pire essaie de nous faire oublier que le bully, depuis longtemps, c'est lui-même.

Je ne lis pas ce que publie l'empire du pire;
je ne transmets aucun de ses articles;
je n'ai pas son câble;
je n'achète pas ses journaux ni ses magazines;
je ne feuillette même pas ceux qui sont gratuits;
je ne visite pas ses sites Internet;
je ne fais pas de liens qui nous diraient que l'empire existe;
je ne lis/n'écoute pas ceux qui traitent avec lui d'une manière ou d'une autre;
je ne regarde pas sa télé;
je n'écoute pas ses nouvelles;
je n'achète pas ses livres même s'il a acheté les éditeurs, les distributeurs et les libraires;
je n'achète pas ses disques,
je ne vais pas voir ses spectacles.

Et je vous en souhaite autant.






2 commentaires:

  1. Salut Ruth!

    Voici un message longtemps mûri et qui explose de rage savamment composée!

    Ici aussi nous sommes tannés de ce même pâté infect servi à la sauce mercantile. Comme nous ne regardons pas la télé, je me dis que nous sommes en partie épargnés de cette mauvaise nourriture! Il ne reste que les journaux et les livres.

    J'avoue que pour les livres, ce n'est pas facile. Mais les journaux, je n'ai pas de difficulté en m'en passer, c'est si ordinaire que ça écoeure!

    Si au moins ceux qui dirigent cet empire avaient des bonnes valeurs et du coeur, notre société serait tellement plus communautaire et bien pensante!

    Mais un géant a toujours des faiblesses. Alors un jour, ça s'écroulera. J'en suis convaincue.

    À bientôt!

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  2. Bien contente de te lire, Jasmine. Ah! ça fait bien plaisir d'apprendre que d'autres, comme nous, ne regardent plus la télé! J'espère comme toi qu'un jour ça s'écroulera et que tous les êtres de bonne volonté qui perdront leur boulot trouveront un travail où leur pleine valeur pourra apparaître! C'est comme si j'étais tellement lasse de toutes les entourloupettes que plus rien ne passe.

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