mercredi 23 juillet 2014

Le chien rose du kilomètre 134

Il y a quelques années, à la faveur d'un déplacement à Sorel par la 30, j'ai aperçu une drôle de chose quasiment au sommet d'un pin, en bordure de l'autoroute, direction Ouest.


Les branches du conifère avaient été coupées, au-dessus et au-dessous. Et la chose rose avait été attachée. Éléphant rose pour conducteurs éméchés?



Les années passant, à force de me tordre le cou pour voir ce dont il s'agissait dans l'immanquable contre-jour, j'ai fini par réaliser qu'il s'agissait d'un chien.

Il a essuyé plusieurs hivers, plusieurs tempêtes, plusieurs journées de soleil cuisant, et il est toujours là, attaché au tronc quasiment dénudé – des petites branches commencent maintenant à pousser à même les bras coupés, que voulez-vous la vie est increvable!

La personne ou les personnes qui l'avaient installé avaient ensuite coupé les branches qui le surplombaient et celles qui auraient permis de l'atteindre pour qu'on ne puisse pas le déloger.



J'ignore qui a fait cette blague, mais elle me fait toujours sourire quand je passe. Comme une copine le signalait : la colonie de vacances des Grèves n'est pas bien loin et a dû, à un certain moment, héberger les plaisantins.

Ma petite-fille aime beaucoup le chien rose et elle aimerait bien que son grand-papa, en qui elle a une confiance inébranlable, aille le lui chercher pour qu'elle le voie de près.

Alors que je lui expliquais que le chien était probablement aussi grand qu'elle, et puis bien trop haut pour qu'on puisse aller le récupérer, elle a rétorqué, avec une assurance indémontable, que son grand-papa pourrait, lui, avec une très très grande échelle, haute comme le ciel.

La foi, ça doit ressembler à ça!

En attendant qu'un grand-papa aille décrocher cette nouvelle sorte de Lune, on peut toujours continuer de sourire en l'admirant, entre les kilomètres 134 et 135.

Et vous, vous l'avez vu, le chien rose?












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