vendredi 25 décembre 2015

Joyeux Noël 25 décembre 2015

Depuis le temps qu'on entend dire que les changements climatique s'en viennent, même les sceptiques en sont confondus!

Sur Facebook, des amis ont photographié des pissenlits éclos et des écureuils gros comme des chats, qui n'arrêtent pas de préparer leur hibernation en mangeant tout ce qui leur tombe sous les pattes, des ours éveillés qui tournent en bourrique autour des habitations; des mouffettes qui ne peuvent pas dormir et viennent empester dans notre temps des Fêtes.

Cet après-midi, promenade au potager et constat de l'étendue du désordre occasionné par le temps doux des dernières semaines.

Le vent n'a même pas fini de soulever les feuilles pour les faire danser sur le terrain que le gazon a reverdi et que les bourgeons sont apparus dans les arbres.


Le potager devant la grange semble plus endormi que celui derrière la maison. Il y reste de l'oseille et, du côté de chez le voisin vigneron, des raiforts que je n'ai pas pris le temps de cueillir et de préparer, et un peu de persil plat.



Dans l'autre potager, c'est un peu plus jazzé : il y a de l'ail, de l'oignon, des échalotes, des herbes de toutes sortes, des légumes et des tanaisies qui s'étirent le cou hors de leur couverture de paille. Dans la boîte à compost, un plant de patates a poussé!



Semé en septembre, l'ail qui ne devait sortir qu'en avril ou mai se manifeste.



Certains poireaux, que j'avais laissé monter en graines pour les semences, ont germé.



La grande surprise, c'est les épinards qui se sont remis à pousser comme au printemps.



À tel point qu'il y en aura suffisamment pour la salade de Noël quand les enfants viendront demain.



Je sais que vous aurez du mal à le croire, mais j'ai même vu un papillon de nuit que je n'ai pas pu photographier, puisque Moki, la terrible, l'a mangé pendant que j'ajustais ma lentille!



Persil plat et frisé, oseille, oignons égyptiens, échalotes, thym, origan, menthe : j'ai mis à sécher ou à congeler ces derniers cadeaux de l'année. Le poivre d'Espelette, la mélisse et la sauge séchaient déjà; j'ai ajouté à leurs côtés du romarin, du thym, du carri. C'est beau et ça sent bon dans la cuisine. Le persil italien est au congélateur et il me servira tout au long de l'hiver à ajouter une touche d'été à mes plats. La menthe sèche sur une feuille blanche posée sur la bavette du poële.





Notre fils nous avait dit que, devant chez lui, les bourgeons de lilas menaçaient de s'éclater en vert. Nous sommes donc allés voir les arbres. Les lilas arborent ici aussi des bourgeons printaniers, que ce soit sur le tronc, ou au bout des branches.





Autour de la galerie, les fusains ailés aux tiges carrées ont déployé leurs piques de feuilles qui, heureusement, ne se sont pas encore déroulées pour former des échelles de picots extensibles.



Le tilleul devant la maison porte déjà ses bourgeons.



Tout comme les érables qui s'apprêtent à fleurir.



Que restera-t-il de tout ce printemps de Noël? Qu'arrivera-t-il de ces bourgeons, de ces pousses, une fois la neige tombée, le froid arrivé?

La vie est forte. Pas mal plus que nous. Plus que nos désastres, nos errements et nos risques, beaux ou laids. Peut-être que certains arbres seront chenus d'un peu partout l'été prochain, mais on ne peut pas encore présumer de ce qui arrivera. On ne peut que faire confiance à cette vie qui jaillit de partout, là où on ne l'attend pas.

1 commentaire:

  1. J'aime bien ton article Cousine. Mon arbuste de Camélia qui est en fleur d'habitude à Noël, ce décembre-ci n'a pas fleuri, car il faut que ça gèle un peu pour qu'il puisse bourgeonner. On n'a pas eu de froid ni de gelée encore. Donc, pas de fleurs dans le Camélia.

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